Lavelanet

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Lavelanet ses origines

En occitan l’Avelhanet

Son nom vient du latin « avellana » noisette

Tout d’abord, l’origine de Lavelanet est ancienne puisqu’il y a des traces de fortifications romaines dans le défilé du Touyre.

Il semblerait que les Phéniciens avaient déjà importé des techniques liées au textile. Notamment l’utilisation de la « terre à foulon ». La terre à foulon n’est rien d’autre que de l’argile qui a des propriétés pour dégraisser les textiles.

Déjà on trouverait des traces d’un transport de cargaison de drap pour le compte de l’empereur romain Caracalla dans l’année 218.

Au IXème siècle les moines de Saint-Sernin de Toulouse fondent un prieuré au lieu-dit « Bensat » et y construisent une église carolingienne.
Dans un premier temps la ville primitive de Lavelanet se développe naturellement autour de cet édifice religieux.
Mais cette église étant trop petite pour la population locale c’est pourquoi elle fut enfin agrandie par une église romane. Cet ensemble est nommé aujourd’hui église Saint-Sernin de Bensat.

Après la construction du château (Castelsarrasin) la ville continue à s’agrandir au pied de ce lieu protecteur.

Lavelanet dans la tourmente

L’histoire de Lavelanet est aussi liée au catharisme, sous l’impulsion de la famille Péreille une communauté de femmes cathares s’installe à Lavelanet.

A cette époque 1202 Raimond de Péreille était co-seigneur de Lavelanet et défenseur du château de Montségur. Le castelsarasin est la propriété du comte de Foix.

En cette année 1204 Simon de Montfort dans sa croisade des Albigeois prend d’assaut le château de Avelanet, qui est pris et détruit. La population est passée au « fil de l’épée ».

Etant donné qu’en  1229 le Traité de Paris permet à Simon de Montfort en outre de confisquer les terres de Lavelanet. Ainsi ces terres sont données à son lieutenant Guy de Levis et feront donc partie de la Seigneurie de Mirepoix.

Durant tous ces siècles Lavelanet et sa région possèdent une « industrie artisanale » liée au textile. Il va de soit que ce savoir-faire dépasse largement notre « pays d’Olmes » actuel et s’étendrait jusqu’à Bordeaux.

Lors des guerres de religion Lavelanet est brulé et la population massacré le 29 août 1622 par Mon Seigneur le comte Carmaing.

D’ailleurs à partir de 1627 Lavelanet formera sa propre seigneurie.

La reconstruction de l’église commence en 1628.

Lavelanet développement du textile

Lavelanet passe de la Maison Lévis à la Maison Fumel suite aux épousailles de Marguerite de Lévis avec le comte Fumel.

En 1674 une manufacture de draperies appartenant à Fumel est bien implantée sur la commune.

En 1796 un industriel de Chalabre Pascal Dumons installe à Lavelanet les premières machines à carder. Cela sera le début de l’industrialisation du textile dans le pays d’Olmes.

Un peu plus tard en 1812 c’est les premières machines à filer qui sont installées.

Le manoir de Lavelanet est acheté par Arthur Caussou (1848-1945), banquier, homme politique, écrivain, et grand propriétaire terrien.
Arthur Caussou qui écrivit en 1890 le 1er livre en occitan sur Montségur qui lui valut la médaille vermeil d’un concours littéraire. Puis en 1896 il fonde « Escolo de Mount-ségur ».

1867 l’Hôpital-hospice Goffre voit le jour.

1899 Enfin arrivée de l’élecricité qui va bien sur favoriser le développement de l’industrie du textile.

1909 Arrivé de la voie ferrée qui permet le désenclavement de la commune.

1943 Arrêt de transports de voyageur par voie ferrée, seul le tansport de marchandise perdure.

1950 adoption par le conseil municipal de la couverture du Touyre.

1954 inauguration de la Salle Jean Jaure.

1956 Dans un premier temps inauguration du maché couvert et ensuite construction de la première gendarmerie.

1964 démolition total du Castelsarasin pour construire une maison de retraite.

1968 La famille Bastide vend à la mairie la chartreuse qui ainsi devient l’Hôtel de ville.

12 décembre 1973 arrêt de la ligne fret du chemin de fer

Lavelanet décadence économique

Lavelanet est toujours une ville ouvrière et faut reconnaitre que c’était une place forte de l’industrie textile. Depuis les années 1980 et jsuqu’à nos jours la « casse » mondiale est venu désindustrialisé cette région d’Olmes. Les plans sociaux se succèdent avec comme on pouvait s’y attendre un appauvrissement du tissus industriel. Une fois de plus c’est une perte sèche d’emplois salariés qui engendre en fin de compte un appauvrissement de la population.

Depuis Lavelanet a beaucoup de mal à retrouver une dynamique économique qui fut la sienne par le passé.

Malgré cette morosité économique, Lavelanet, trop excentrée, trop éloignée des grands axes de communications reste une ville dynamique et plaisante.

Lavelanet et ses sportifs

Lavelanet est aussi et surtout une ville sportive avec un club de rugby très connu par le passé. Avec bien sur de grands rugbymen qui ont fréquenté l’équipe de France :

Quaglio en 1957
Patrick Estève dit « le tgv » 1982
Benoit Baby en 2005

sans oublier :

en outre la famille Merlos, de même la famille  Bounhoure

et évidemment le mazérien Fabien Pelous passé lui aussi par le XV de Lavelanet

Mais je pense que le sportif le plus connu n’est autre que Fabien Barthes avec un palmares très étoffé. Du reste le plus prestigieux Champion du monde (en Football pour les mauvais en sport).

Sans oublier Perrin Laffont née le 28 ocotobre 1998 et déjà championne du monde en 2017 en ski acrobatique discipline des bosses

Autre lavelanétiens connus : 

D’autre part, Mady de la Giraudière artiste peintre née en 1922 à Toulouse a passé toute son enfance à Lavelanet. De toute évidence trés connue et de surcroit reconnue par ses pairs.

Mais aussi, Jean-Baptiste Clauzel  né à Lavelanet le 21 septembre 1746, mort à Paris le 2 juillet 1803. Homme politique élu local et national.

Biens ur il y a d’autre lavelanétiens céclèbres.

Nom des habitants :  lavelanétien-lavelanétienne
Origine : vient du latin avelana (noisette)
Population en 2014 :  6 245 h
Population en 1800 :  1 222 h
 Arrondissement :  Pamiers
Canton : Pays d’olmes
Altitude mini-maxi :  525-802 m
 Superficie :  1 257 ha