Millas

le millas ariegeoisLe millas

Le millas vient de l’occitan milh qui veut dire millet ou maïs. Bien évidemment, c’est la farine de maïs que l’on va utiliser.

On retrouve le millas dans pas mal de régions, avec toujours la même base d’ingrédients.

Le millas est un met qui demande peu de matières, simple, mais un peu long à réaliser, et qui tient au corps.

Comme son origine l’indique, il est à base de farine de maïs, blanc ou jaune c’est pourquoi sa couleur peut varier.

C’est un plat de « pauvres », il pouvait remplacer le pain à l’époque et il était fabriqué avec les ingrédients maison. Suivant la géolocalisation en « basse Ariège » où il y avait du maïs les « paysans » gavaient les canards et donc on avait de la graisse de canard. Par contre dans les montagnes il était difficile de faire pousser du maïs, donc la graisse de cochon était utilisée.

Les ingrédients approximativement
250g farine de maïs
1 litre d’eau ou lait
sel
2 ou 3 cuillères de graisse (canard, cochon, oie)

Le millas la réalisation

Pour le réaliser comme nos ancêtres il faut un chaudron en cuivre et une toudeilho (1) (toudeille), tout le monde a ça dans sa cuisine. La toudeilho c’est la cime d’un buis avec quelques ramifications au bout que l’on a pris le temps de laisse sécher et qui va servir à remuer (à touiller).

Dans la cheminée le feu crépite, dans le chaudron, on met l’eau ou le lait, le sel et la graisse, on attend l’ébullition. Quand les moyens ou la situation le permettaient, l’eau était remplacée par le lait. Comme de bien entendu, le gout est plus agréable avec le lait et ce qui permettait d’utiliser tout le lait.

Une fois l’eau (ou lait) bouillante on incorpore la farine lentement en pluie, tout en touillant pour éviter les grumeaux. On continue à chauffer toujours en touillant sans jamais arrêter jusqu’à obtention d’une « pâte ». Au final, pour a voir la bonne consistance il faut que la toudeilho tienne dedans toute seule. Effectivement, ça peut prendre un temps certain voire un certain temps. Bien évidemment, cela dépend des dosages et de la vivacité du feu. Donc il ne faut pas avoir peur de touiller.

Une fois la texture voulue obtenue, l’étaler sur une plaque pour avoir une épaisseur de 1 à 2 cm. Maintenant on le laisse refroidir et durcir.

Le millas la dégustation

Pour le consommer, on découpe le millas en part.

D’une part si on le mange comme plat principal ou il remplaçait le pain, voire la pomme de terre on le mange tel quel. La préparation pouvait être salée au départ.

Par contre si on mange comme dessert : dans une poêle on met la graisse à feu assez vif, on dépose le millas. On le laisse caraméliser, il faut le retourner pour caraméliser les 2 faces. Il est possible de le saupoudrer de sucre en poudre pour faciliter la caramélisation.

Finalement on peut le manger tel quel ou alors l’améliorer avec un peu de confiture ou de miel. Mais aussi avec des pommes ou abricots caramélisés. Surtout, n’hésitez pas à innover.

En dernier lieu, vous avez compris que ce n’est pas un met pour les régimes, et bien évidemment, il tient au corps.