Pilhes Victor

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Victor, Appolinaire, Ferdinand Pilhes issu d’une vieille famille ariégeoise. Né à Tarascon-sur-Ariège le 12 septembre 1817 et mort le 2 novembre 1882 à Saint-Maurice.

Après ses études secondaires, il entre à la faculté de médecine de Toulouse. Dès 18 ans cet ardent défenseur de la république participe à une manifestation contre la monarchie de juillet. Il est arrêté dans cette manifestation qui le se déroule 14 avril 1835.

Il monte à Paris pour continuer ses études, il abandonne la médecine et devient en 1842 commis voyageur pour une marque de tissus.

Victor Pilhes profite de cette ambiance révolutionnaire qui règne à Paris, et fréquente des sociétés secrètes, il y rencontre Proudhon, Barbès et Blanqui fondateur de la « société républicaine centrale ».
Le 25 février 1848, Louis-Philippe cède sa place à un gouvernement qui proclame la République.

Victor Pilhes en politique

Du 22 mars au 7 juin 1848, il devient commissaire du gouvernement provisoire dans son département d’origine l’Ariège.

Le 23 avril 1848, il se présente aux élections à l’Assemblée Constituante(Deuxième République) mais il échoue.

Après la victoire de Louis-Napoléon Bonaparte, il se fait élire représentant de l’Ariège aux élections législatives du 13 mai 1849 il siègera à La Montagne.
En 1849, il demande la mise en accusation de Louis Bonaparte pour l’intervention des troupes françaises pour renverser la République Romaine, ce qui ne respectait pas la constitution française.

Son frère cadet Aristide est en Italie pour défendre la République Romaine, il commande la Cavalerie de Garibaldi.

Victor Pilhes ses premiers combats

Il organise le 13 juin 1849 un défilé de protestation contre cette intervention. En outre il est arrêté avec huit autres parlementaires de La Montagne. La Haute Cour de Versailles le juge et condamne Victor Pilhes à la déportation. Finalement sa condamnation sera commuée en détention, il est enfermé à Doullens près de Belle-Ile-en-mer. Par Contre il est déchu de son mandat en 1850.

En 1853, son ami Proudhon obtient son transfert à la maison d’arrêt de Sainte-Palégie. D’ailleurs l’amnistie prononcée le 15 août 1854 le libère finalement de sa prison. En contrepartie, il a du certifier de ne s’occuper que « d’industrie ».

Il passe dans la clandestinité sans pour autant arrêter son opposition et sa lutte contre le Second Empire.

En 1868 il participe au journal républicain « La Démocratie ». Le 23 janvier 1869 par l’intermédiaire de ce même journal il demande l’abstention au plébiscite. Le péblicite du 8 mai 1870 doit faire approuver les réformes apportées à la Constitution par l’Empereur depuis 1860.

Le 14 août 1870, avec les Blanquistes mais contre l’avis de Blanqui il prend part à l’attaque de la caserne des pompiers de la Villette à l’attaque de la caserne des pompiers de la Villette.

Après la déroute de Sedan du 2 septembre 1870, Victor Pilhes collaborera au journal « La Patrie en Danger » créé par son ami Blanqui.
Le 4 septembre 1870, l’envahissement de l’Assemblée Nationale entraîne la chute du Second Empire.

Victor Pilhes son dernier combat

A plus de 50 ans il s’engage alors dans la Garde Nationale et deviendra Commandant du XII bataillon. On le surnomme « Le Bayard de la Démocratie », il se bat contre les Prussiens.

Le 31 octobre 1870, il participe avec ses amis et Blanqui au soulèvement durant la guerre franco-allemande. La police arrête Blanqui, mais lui prend la fuite. En dernier lieu, il vient se cacher dans son Ariège natale et ses Pyrénées frontalières. Il en aurait profité pour passer aussi en Espagne.
Sous la présidence de Jules Grévy il obtient un poste de régisseur au palais de l’Elysée.
Il meurt le 2 novembre 1882, suite à une hémorragie cérébrale.